Dépenses de santé et équité intergénérationnelle

Le 9 février 2018 par Lionel Ragot, Xavier Chojnicki

Partager sur

Comme de nombreux pays développés, la France consacre une partie importante de sa richesse produite à son système de santé. Ainsi, en 2015, la dépense courante de santé représentait près de 262 Mds €, soit 12% du PIB. Cela place la France au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE que ce soit en termes de ratio dépenses/PIB ou en termes se dépenses par habitants.

Cette dépense n’a cessé de croître au cours du temps et elle ne représentait, par exemple, qu’à peine 6% du PIB au début des années 70, pour atteindre 7,5% au début des années 80 et 9% au début des années 90. Depuis 2010, cette dépense croit en moyenne à un rythme compris entre 1,5 à 2,5 par an.

Les projections du HCAAM évaluent cette progression des dépenses de santé entre 1,7 et 3 points de PIB à l’horizon 2060 en fonction des hypothèses retenues. Cette progression attendue des dépenses pose naturellement la question des modalités de leur financement, dans un contexte de vieillissement de la population française.

C'est dans l’optique d’apporter des réponses à cette question que les chercheurs Lionel RAGOT, professeur d’économie à l’université Paris Nanterre et Xavier CHOJNICKI, profession à l’université de Lille analysent les effets attendus de la hausse des dépenses de santé sur l’économie française ; et mesurent l’impact de leur mode de financement sous l’angle de l’équité intergénérationnelle.

Ils montrent que toute hausse des dépenses de santé est un coût du strict point de vue économique, mais un investissement lorsqu’il s’agit du bien-être.


Cet article contient une pièce-jointe. Si elle ne s'affiche pas à l'écran, veuillez actualiser la page web.